MON VOYAGE

 

  vers le yoga et la méditation  

 

J’aime les gens qui pour briller n’éteignent pas les autres

Raphaelle Iovino

 

 Mon activité  

Docteur en psychologie, les liens entre mon activité professionnelle, le yoga et de la méditation sont devenus de plus en plus évidents au fil de ma pratique, de mes recherches, de mes formations et de mes nombreux voyages notamment en Asie. Dans une approche intégrative et complète, j’y ai trouvé de réelles méthodes pour faciliter la compréhension et la régulation des émotions au quotidien, préserver la santé mentale mais aussi mieux accompagner les périodes de transition de vie.  

 Ma découverte du yoga  

C’est la danse et la psychologie qui m’ont conduites au yoga. Lors de mon arrivée en région parisienne en 2013, c’est grâce à une rencontre, Amélie, que je me suis lancée. Je ne la remercierai jamais assez. J’ébauchais mes premières postures et je m’essayais aux techniques de respiration. Le yoga m’a apporté calme et sérénité face à la vitesse de la vie parisienne et m’a donné de la force pour mener simultanément mes activités de recherche, d’enseignement à l’université et d’accompagnement en psychologie. Durant 5 ans, j’ai pratiqué différents styles de yoga auprès de plusieurs professeurs parisiens. Puis, j’ai continué de prendre des cours « là où je me trouvais » comme chez Ajna Studio à l’île Adam, les cours de hatha yoga tous les étés au studio Lolë à Biarritz ou chez Yoga with you à Bordeaux.

  

 Les Philippines : prise de conscience et évidence

 

Après la soutenance de mon doctorat en psychologie, j’ai décidé d’approfondir ma pratique. Sur la route de mes voyages j’ai réalisé une retraite de yoga avec de Kayla Nielsen (800YTT), fondatrice de GlowYogaretreat, et Rivkaloha (500YTT) aux Philippines, sur l’île de Siargao. Là, à ce moment, à cet endroit, c’est devenu une évidence. J’étais là où je devais être et j’ai tellement appris. Les connexions entre mes recherches sur les émotions et les bienfaits de cette discipline ont été extrêmement forts. En dehors de la pratique, ce qui m’a le plus marqué c’est aussi le support et la connexion du groupe. Ces personnes venues de chaque coin du monde, avec qui on se regardait timidement le premier soir et qui, dès le lendemain, sont devenus des amis, des frères, des sœurs. Aujourd’hui, tous autant qu’ils sont, leur place continue de grandir dans mon cœur. 

  

 

Siargao a été comme une maison durant cette transition de vie. J’ai eu la chance de pratiquer dans d’autres endroits tels que le Buddha Bar, le Lotus Shore, le White banana mais aussi de pratiquer la méditation au nord de l’île, à Santa Monica, un endroit perché dans la jungle face à l’océan Pacifique : le Jungle Garden. J’y ai expérimenté les bienfaits du moment présent, de la méditation et des techniques de respiration (« breathwork ») sur le système nerveux.  

 

Le Népal : pleine conscience et résilience 

C’est lors d’un voyage au Népal que j’ai découvert des aspects plus philosophiques et spirituels du yoga ainsi que certains enseignements du bouddhisme. Ce pays m’aura profondément changé. Même si je pratiquais déjà la méditation avant ce voyage, là bas j’ai vraiment compris ce que signifiait « revenir à l’essentiel ». Et c’est ce que j’ai fait pendant un trek de 16 jours dans les Annapurna où nous sommes monté à 5416 mètres d’altitude avec mon guide. Cette marche m’a permis de me mettre « en retraite » du temps, de lâcher prise pleinement, d’accueillir mes peurs, de leur donner la main, de les transformer en confiance et de renforcer ma résilience. J’ai surtout fait l’expérience de ce que signifiait « la pleine conscience ». 

Sur la route, j’ai découvert des temples aux influences hindouistes et bouddhistes qui parsemaient les montagnes, j’ai rencontré, aimé, savouré. Le temple d’Upper Pisang (situé à 3700 mètres d’altitude), au coucher de soleil dans une atmosphère énigmatique, m’a laissé sans voix. De nombreux liens avec la méditation se sont de nouveau recoupés avec mes travaux sur la régulation des émotions, si bien qu’un soir à plus de 3400 mètres d’altitude, un nouveau modèle du « bien-être émotionnel » m’est apparu, je l’ai schématisé et mis de côté. 

 Ce qui a rendu ce trek si « spirituel » ce sont les moulins de prières, sur lesquels sont gravés des mantras, que l’on actionne à l’entrée de chaque village. Ce geste traditionnel symbolise chance et protection. Sur le chemin, il y avait aussi des pierres « Mani » gravées de l’inscription « Om Mani Padme Hum« , célèbre mantra bouddhiste qui traduit la compassion et la sagesse. Et puis tout ces drapeaux de prières colorés au croisement de chemins, suspendus dans les villages ou encore à l’arrivée d’étapes importantes du trek. D’après les bouddhistes tibétains, le vent a une fonction de messager pour diffuser les inscriptions sacrées qui y sont inscrites à tous les habitants.

Enfin, à Pokhara, ville où s’est achevée le trek, j’ai pu m’initier et me former aux fonctions thérapeutiques des bols tibétains. Forme de cloche inversée, ces bols chantant émettent des vibrations aux nombreux bienfaits : régulation du système nerveux, des émotions, libération de blocages émotionnels, relaxation profonde. En plus des paysages himalayens incroyables, à travers ses aspects spirituels, le Népal m’a invité à un véritable voyage intérieur.

Costa Rica et Nicaragua : immersion et connexion

Dans une autre ambiance, mon aventure pour le yoga a continué en Amérique centrale notamment au Costa Rica et au Nicaragua. Au cours des 4 semaines passées dans ces pays, j’ai pratiqué dans de nouveaux endroits comme par exemple aux alentours de San Juan del Sur. J’ai réalisé une nouvelle retraite de yoga à « Eden on the chocolata », un petit écolodge et centre de yoga. Un endroit paisible où sérénité et déconnexion sont de mises. Le shala offre une vue panoramique à couper le souffle sur la baie de Nacascolo. Un lieu magique pour pratiquer, notamment au petit matin et au coucher de soleil. Puis ma pratique s’est poursuivie au sein du Dreamsea, un surfcamp proposant des cours de yoga en haut d’une construction ronde en bambou de trois étages appelée « Palapa ».

Ensuite, c’est au Buena Vista Surf Club, près de la plage de Madera, que ma pratique a continué. Pendant 5 jours, j’ai rarement été autant connectée à la nature pendant des séances de yoga et de méditation. Perchée sur une colline, la terrasse panoramique était située au dessus de la cime des arbres face à l’océan pacifique : un endroit saisissant. Et en prime : des singes hurleurs autour de nous, une expérience impressionnante. La pleine conscience était de nouveau de la partie et m’a appris, cette fois, la force du la « connexion ». 

 

Guatemala : spiritualité maya et terre-mère

 Le Guatemala m’a aussi marqué sur le plan spirituel. J’y suis arrivée lors des processions et je me trouvais (complètement par hasard) à Antigua à ce moment (une ville coloniale et très colorée). Des cérémonies ont eu lieu sur plusieurs jours et des tapis de fleurs avaient été confectionnés et recouvraient les rues principales. Cette ville se trouve au milieu de plusieurs volcans, l’atmosphère durant ces cérémonies étaient donc assez extraordinaire. Au Guatemala, j’ai découvert la culture Maya et leur approche de la spiritualité fortement connectée à la nature et aux mouvements de la lune. Cette culture se retrouve à travers les tenues traditionnelles, les couleurs, les fleurs, les bougies ou encore les offrandes.

L’ascension du volcan Acatenango, un des plus hauts volcans d’Amérique centrale, qui a duré deux jours aura également été un des moments les plus marquant de mes voyages. Après 5h30 d’ascension et un dénivelé positif de 1500 mètres, nous avons atteint le camp de base situé à 3760m. Ce volcan a la particularité d’offrir une vue incroyable sur son volcan voisin « Fuego », encore actuellement en activité.

La vue était juste époustouflante : un océan de nuages, une lumière incroyable et en face le volcan Fuego qui crachait de la lave et des nuages de cendre. Je n’avais jamais expérimenté à ce point la force de la terre. Sensation forte assurée et une nuit avec un ciel étoilé comme jamais. Au petit matin, à 4h30, la seconde partie du trek, la plus difficile, a démarré malgré une petite pluie (sur 20 personnes, nous n’étions plus que 5 à faire cette étape). Pour se rendre sur la cime du volcan (à 3996 m d’altitude), munis de lampes frontales, il fallait grimper sur un sol assez glissant (à cause des graviers du volcan et de la pluie), 1h15 de difficultés : tu faisais un pas, tu glissais de trois et le manque d’oxygène commençait à se faire sentir (me rappelant le Népal). Mais, au bout de cet effort, en arrivant tout en haut : Le toit du monde s’offre à toi au lever du soleil…quelle connexion aux éléments, à la terre et à l’air.

Mon voyage au Guatemala s’est terminé sur le lac Atitlan, un lieu également connu pour la beauté des lieux mais aussi pour le yoga. J’y ai donc passé quelques jours en pratiquant du yoga dynamique mais aussi pas mal de yin yoga pour finir sur une note sereine. 

C’est naturellement que je me suis formée comme professeur de yoga en passant mon premier 200YTT (200 heures de formation certifiées yoga alliance). J’ai ensuite de nouveau pratiquer aux îles baléares avec plusieurs professeurs le Vinyasa Yoga et le Yinyoga. Puis, j’ai décidé d’associer toutes ces expériences et formations à mon expertise en santé mentale et émotionnelle afin de proposer des méthodes d’accompagnement réparatrices.

Thaïlande : lumière et renouveau

 Et comme il parait que le chemin est plus important que la destination, je continue de découvrir des endroits inspirants et dont l’histoire nourrit ma pratique comme le nord de la Thaïlande à Chiang Mai où j’ai passé plus de 15 jours et participé au Loy Kratong, un des évènements bouddhiste les plus célèbres d’Asie communément appelé « fête des lumières ».

 Il est célébré lors de la pleine lune du 12ème mois du calendrier lunaire thaïlandais. Ce festival est inspiré de l’hindouisme et célèbre la déesse de l’eau (initialement celle du Gange en Inde) et « Phra Mae Kongkha » en Thaïlande. Il a lieu à la fin de la saison des pluies quand la récolte du riz se termine afin de remercier la déesse pour l’abondance de la pluie mais aussi pour lui demander pardon pour la pollution. Dans ce festival, il y a un profond respect et de l’humilité face à ce que nous « donne » la nature. La tradition est de confectionner un « Kratong » et de le déposer sur la rivière au soleil couchant ou durant la soirée. Kratong signifie « petit radeau qui flotte sur l’eau » et c’est une composition de feuilles de bananier, de fleurs oranges (pour l’abondance) et violettes (pour la chance, le pardon mais aussi l’espoir), de bougies et d’encens. Ce geste symbolise de laisser « glisser » (sur l’eau) les choses et évènements négatifs du passé, de (se) pardonner et de déposer une intention positive pour l’année à venir. 

Namaste.

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